Je regarde par la fenêtre
Dehors, il ne bouge aucun être
Un silence à faire peur
Règne avec grandeur.
Mais sur son perchoir
Se détachant du noir
Attend patiemment la mort
Le moment d'infliger son sort
Au loin, dans l'obscurité
Résonne les incantations du sorcier
Ses mots se lient avec magie
Pour éloigner la mort de nos vies
Non loin, les chèvres du diable paissent
Soudain, un cri, le silence cesse
Le calme fait place à la panique
Quand retenti un rire cynique
Et sortant violemment de mon rêve
Je me retrouve sur la grève
Couchée, à l'horizon le phare luit
C'est le bout de la nuit
J'éclate en sanglots, anéantie
Me vidant de mon eau comme un arbre de sa sève...
(© By myself,2005)